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Photo de la peinture finale de l'étude

Portrait de Paul à la peinture à l’huile 2

Dans l’article précédent, nous avons vu les sous-couches du portrait de Paul, portrait réalisé à la peinture à l’huile commencé dans le but d’apprendre la peinture. Maintenant, nous allons voir la couche de couleur.

Technique de travail

Après avoir réalisé la couche de grisaille et avoir attendu plus de 15 jours qu’elle sèche, j’ai décidé de mettre la couleur avec des couches de glacis et non une peinture pleine pâte. Par contre, je ne travaille pas avec de grands aplats mais je continue à modeler les formes. Le but est  de garder visible les couches inférieures tout en corrigeant constamment ce qui ne me plait pas. Attention, pour travailler ainsi, il faut quand même que les couches précédentes soient très correctes. On ne peux modifier que des défauts légers avec cette façon de procéder. Je travaille avec une palette semi-ouverte.

Photo de mon chevalet avec un appuie-main
Mon chevalet pour cette peinture

Le médium

Mon médium à peindre pour la couche de couleur  est au départ une part d’œillette pour 2 parts d’essence de térébenthine rectifiée. Mais je m’aperçois très vite que cela ne me convient pas : le pinceau laisse des traces et je n’arrive pas trop à modeler les formes comme je le souhaite. J’ai donc fini par rajouter de la standolie.

Le mélange que j’utilise ici comme médium n’est pas celui que je compte utiliser pour des travaux dits ‘léchés’. En effet, je suis toujours dans mon optique d’étude et je tâtonne beaucoup pour trouver le médium qui me conviendra pour la suite. Je ne vous conseille d’ailleurs pas d’utiliser de l’huile d’œillette avec uniquement de la Standolie et de l’essence de térébenthine.

Je ferai un article plus complet sur les différents médiums en peinture à l’huile, mais il est bon de savoir ceci :

  • l’huile d’œillette a des avantages et des inconvénients. Dans cette étude, j’utilise l’une de ses caractéristiques qui est de ‘sécher’ lentement. C’est pratique pour effectuer des modifications dans le frais même plusieurs heures après.
    Petite digression : Sécher n’est pas un terme valable puisque qu’une huile ne sèche pas mais s’oxyde. C’est l’oxydation par l’air d’une huile qui la rend ‘solide’. Mais on parle couramment de séchage.
    Je disais donc que l’huile d’œillette sèche lentement, donc je peux travailler dans le frais plus longtemps.
  • L’essence de térébenthine a la particularité de mettre en ‘hyperventilation’ les huiles avec lesquelles il est mélangé. Elles vont donc sécher plus vite (s’oxyder’ plus vite). Je sais, c’est un peu contradictoire avec l’utilisation de l’huile d’œillette et c’est une des raisons pour laquelle ce médium n’est pas terrible. L’essence de térébenthine est un élément maigre et le fait de le rajouter à ce médium me permet de jouer avec le principe de gras sur maigre selon les différentes couches de peinture. Il a l’avantage de totalement s’évaporer et donc de ne laisser aucune trace si vous utilisez un produit de qualité.
  • La standolie : il s’agit d’une huile de lin polymérisée c’est à dire cuite selon un procédé bien particulier. Je reviendrai sur tous ses termes dans un autre article. La standolie a l’avantage d’être plus souple et plus résistante que l’huile de lin crue. Je l’utilise très fréquemment car elle permet d’avoir une touche différente lorsque j’applique la peinture. On dit que la peinture s’arrondit sous le pinceau. Je trouve qu’elle aide pour fondre  les couleurs et donc qu’elle facilite le modelé.

Pour bien comprendre les différentes techniques de la peinture à l’huile, la façon dont procédaient nos anciens et les impressionnistes et les problèmes que l’on rencontre de nos jours, je vous conseille le livre de Xavier de Langlais. Il contient une mine de renseignements sur les différents médiums.

 Entre chaque couche de glacis, attendez au moins 15 jours, c’est le strict minimum avec ce médium.

Les couleurs

Je vous parlerai bien des couleurs que j’ai utilisées mais je ne le ferai pas car je ne suis pas contente du tout du résultat. Les couleurs étaient trop rouge, j’ai donc passé un glacis par endroit, puis je trouvais que c’était trop orange, j’ai repassé un glacis…. et finalement je le trouve trop ‘bronzé’ par rapport au modèle initial.

Conclusion : je dois absolument mieux comprendre la couleur, mieux la ‘voir’. Je n’arrive pas à déterminer les composants de la couleur que je perçois et donc, je ne peux pas bien la rendre en peinture. On dit que cela s’acquière au fil des années…… mais c’est embêtant pour une artiste qui souhaite être un peintre réaliste.

 

 Voici un petit diaporama avec un récapitulatif des différentes phases depuis le début.

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2 commentaires

  1. Trop rouge, trop brun, trop vert … 😀 D’accord il est un peu trop rosé, sur la photo mise en ligne, je ne sais dans la réalité, mais c’est peut être plus une question de dosage que de choix de couleurs. Quoiqu’il en soit cet article est intéressant comme tous tes articles d’ailleurs !

    • Je pense à un mauvais choix de couleur : je n’ai peut être pas assez utilisé les couleurs de terre. Mes couleurs pour cette étude étaient peut être trop brutes du tube….. je travaille la question 😉
      Merci pour ton commentaire 🙂

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