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Photo d'une imprimatura

Imprimatura

Je vois beaucoup de bons peintres académiques, sur le net, qui utilisent une technique dite de l’imprimatura. Je me demande si je dois utiliser ce procédé pour mes peintures….

Mais qu’est-ce que l’imprimatura ?

J’ai trouvé sur le net, surtout sur des sites français, que l’imprimatura pouvait être un camaïeu de couleur. Cela m’a induit en erreur car, après approfondissement de mes recherches,  il semble bien que l’imprimatura soit d’une seule valeur de couleur et d’un seul tenant. En fait, c’est une première sous-couche de peinture, transparente ou semi-transparente, utilisée directement sur l’enduit du support. Elle est d’une couleur unie et de même valeur. Elle recouvre tout le tableau.

Exemple d’imprimatura:

Qu’est-ce que cela apporte à une peinture ?

Au temps où le support était recouvert de plâtre amorphe et non de gesso acrylique, on pouvait avoir besoin de cette couche de peinture pour éviter que le plâtre ne pompe l’huile de la couche de peinture (pas obligatoire cependant).
Elle permet une certaine unité tonale dans tout le tableau. Elle est surtout utile pour donner de la profondeur aux zones les plus sombres du tableau. Elle permettrait aussi à la lumière qui traverse les couches picturales de se refléter à travers ces couches.
Attention, les couches au-dessus de l’imprimatura doivent obligatoirement être transparentes ou semi-transparentes pour laisser passer la lumière jusqu’à elle.

Qui l’utilise et en quelle couleur ?

Cette sous-couche est surtout réalisée en couleur de terre, comme la couleur terre d’ombre ou la terre de Sienne. Mais certains peintres se montrent plus créatifs :

– Scott Ferguson réalise souvent son imprimatura en terre de Sienne et de l’ocre jaune. Mais tout dépend de son tableau. Il réalise aussi souvent cette imprimatura en peinture acrylique.
– Adrian Gottlieb passe aussi une imprimatura dans les tons chaud avec de la terre d’ombre brûlée. Il fonce davantage les parties les plus sombres de son portrait.
– Le peintre Marvin Mattelson commence toujours ses portraits avec une imprimatura en terre d’ombre naturelle. Pour lui, la valeur tonale doit toujours être équivalente à la valeur de l’ombre de son modèle ou sujet.
– L’illustrateur Dutrait passe aussi une imprimatura (en acrylique) pour ses illustrations et Alewei Antonov, passe une couche d’imprimatura dans la teinte des parties les plus claires de sa peinture.

Tout le monde n’utilise pas, ou n’utilisait pas, cette sous-couche. Par exemple :

– Van Eyck, peintre du XIV-XVe siècle n’utilisait pas d’imprimatura, d’après Xavier de Langlais. Il peignait directement une 1ère ébauche en grisaille sans adjonction de blanc, le blanc étant obtenu par le fond du tableau.
– Rubens, peintre du XVI-XVIIe siècle n’utilisait pas non plus l’imprimatura mais plutôt un camaïeu en terre de sienne brûlée étendu d’huile et de vernis (toujours d’après Xavier de Langlais).

Que vais-je faire ?

J’ai déjà essayé cette technique mais je n’ai pas trop apprécié. Donc, pour le moment, je ne vais pas utiliser l’imprimatura, mais plutôt un camaïeu de terre d’ombre ou de terre de Sienne. Je verrais pas la suite. Je ré-essayerai plus tard, quand j’aurais un peu plus d’expérience.
Et vous, vous utilisez l’imprimatura ? Et si ce n’est pas le cas, quel est votre première sous-couche ?

6 commentaires

  1. Perso : pour des tableaux qui reçoivent des couleurs chaudes j’utilise une sous couche acrylique terre de sienne brûlée pour d’autres paysages j’utilise un jus de peinture huile+médium à peindre +essence de téré ,je me répète peut-être ! il me semble l’avoir déjà dis dans un forum mais ça ne fait rien ,que ne ferait on pas pour les Amis (Lol) .

Laisser un commentaire, cela me fera plaisir.

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