Le crayon graphite
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« Instrument servant à écrire, à dessiner, généralement formé d’une mine de graphite ou de matière colorante enserrée dans une armature en bois tendre. »
Le crayon est l’un des médiums les plus utilisés en dessin. C’est d’ailleurs avec le crayon graphite que le débutant commence généralement à dessiner.

les crayons graphites
Un peu d’histoire.
Depuis toujours, l’homme a dessiné (sur les murs des grottes par exemple) en utilisant des pigments ou du bois calciné. Mais lorsqu’il a voulu écrire (dans l’antiquité), il utilisa des calames en roseau taillés pour s’en servir avec de l’encre. Et oui, l’encre fût découverte avant le crayon ! Il existait cependant un problème : l’encre devait tenir dans un récipient ce qui n’était pas toujours pratique pour les scribes de l’époque.
Les romains ont découvert l’usage du plomb taillé en forme de style (plumbum). Ils utilisaient aussi le graphite pur car il laissait une trace plus noir. Mais ce graphite pur était rare et donc cher. Au moyen-âge, les copistes utilisaient la plume mais au XI e siècle, nous avons découvert le crayon à mine de plomb. La mine de plomb était, semble -t-il, constituée d’ 1/3 d’étain et de 2/3 de plomb. Cette mine sera abandonnée au milieu du XIX e siècle. Comme vous pouvez le constater, différentes formes de médiums étaient utilisées en même temps.
Vers 1564-1565, les anglais découvrirent un gisement très pur de graphite à Borrowdale. On a donc pu commencer à l’exploiter de façon plus large. Le graphite était appelé « Plombagine » car on le croyait issu du plomb. (C’est probablement la provenance du nom de « mine de plomb »). Comme ce bâton de graphite était très salissant, on eu l’idée de l’entourer de bois, mais pas seulement : il existe aussi des crayons entourés de papier (dans mon cours de dessin, on l’appelle le crayon qui parle, à cause du texte écrit sur ce papier.) ou entourés d’un film plastique de nos jours.
Comme je le disais, le graphite pur est très cher et donc, on chercha depuis longtemps des substituts. Vers 1760, Kaspar Faber créa une usine de crayon mais il utilisait des liants tels que des gommes, des résines, de la colle et d’autres matériaux. De ce fait, la qualité n’est pas vraiment le point fort de ces crayons.
Vers 1779, le chimiste suédois Carl Scheele découvrit que le graphite était issu du carbone et non du plomb. On lui doit donc son nom définitif de « graphite » (grec grafein, qui signifie « écrire »).
Vers 1795, le chimiste Nicolas Conté mélangea ce graphite à de la glaise et de l’eau, ce qui permis d’en faire baisser le coût et d’utiliser du graphite moins pur. Cette pâte faite de graphite et d’argile est cuite à plus de 1000 °C pour donner la mine du crayon (l’argile sert de liant). Ce crayon étant de bien meilleur qualité, il peut ainsi se généraliser. Le bois pouvait être de différentes essences d’arbres selon la qualité du crayon :
- Tilleul et épicéa pour les crayons ordinaires;
- Cèdre pour les beaux crayons.








